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20 septembre 2005

Escroquerie en ligne... et en famille

Plus de 700 victimes dans le monde entier : un jeune homme et sa mère ont été arrêtés la semaine dernière dans les Bouches-du-Rhône. Ils promettaient, via lnternet, de faux placements.
Un jeune homme de 23 ans et sa mère ont été interpellés à Auriol (Bouches-du-Rhône) et mis en examen à Bastia pour avoir escroqué plus de 700 personnes en France, Allemagne, Belgique, Espagne, Suisse, aux Etats-Unis et au Canada, en promettant, via l'Internet, de faux placements financiers très rémunérateurs, a annoncé lundi la gendarmerie de Corse. Le préjudice est, pour l'heure, estimé à plus de 1,2 million d'euros, a précisé un officier de la Légion de Gendarmerie de Corse. La mère et le fils ont mis en examen pour "abus de confiance en faisant appel au public, exercice illégal de la profession de banquier, fraude à la TVA intracommunautaire et abus de biens sociaux", précise la gendarmerie dans un communiqué.

Les enquêteurs ont pu rapidement remonter jusqu'au jeune homme, "l'auteur principal présumé de l'escroquerie", souligne M. Fagni, bien qu'il ait fermé son site internet en février dernier, laissant sans réponse les réclamations de nombreux "clients" inquiets de ne pas toucher les intérêts de leurs placements. Ce site, intitulé "libertoi.net", basé aux Etats-Unis, était référencé sur les moteurs de recherches parmi les "bonnes affaires", a expliqué le procureur. Les gendarmes ont rapidement identifié la société qui l'éditait, "New Import Club", dont la correspondante en France était une certaine "Whal Trade France" gérée par la mère du jeune homme. C'est à l'issue d'un "travail de fourmis" que les enquêteurs ont réussi à identifier plus de 700 victimes à travers le monde, a précisé M. Fagni. Contre le paiement d'un droit d'adhésion au club de 580 euros, les "clients" passaient des contrats avec le jeune homme pour des placements à des taux très intéressants aux Etats-Unis, explique encore le magistrat. Ils réglaient soit par carte bancaire sur internet, soit par virements ou chèques. Certaines victimes ont ainsi versé plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Le fils a été écroué à la maison d'arrêt de Borgo tandis que sa mère a été placée sous contrôle judiciaire. L'enquête, menée par la section de recherche de la gendarmerie d'Ajaccio et qui a duré près de dix mois, avait été déclenchée par la plainte d'un habitant de Cervione, en Haute-Corse qui a perdu... 130 000 euros dans l'histoire.
je remercie LCI pour cette article : http://np.www.lci.fr